12 octobre 2006

Constat et propositions en débat

L'école est aujourd'hui en crise.
Si le constat tient du lieu commun, les réponses et les moyens d'en sortir sont moins consensuels.

Qu'est-ce qui ne va plus dans l'école de nos enfants ?
Est-ce parce qu'elle ne remplit plus sa fonction éducative ou parce qu'elle est devenue le simple reflet de la société qui l'entoure ?
Est-ce parce qu'elle n'est plus respectée comme une institution ou parce qu'elle n'est plus un lieu de l'élaboration de la citoyenneté ?
Est-ce parce que le niveau monte ou bien parce qu'il baisse?

La réforme de l'école est aujourd'hui possible si l'on applique les principes suivants:
- maintenir la scolarité obligatoire et unifiée jusqu'à la seconde sans exlure des adolescents qui deviendraient de fait des citoyens de seconde zone;
- exiger une qualité maintenue de l'enseignement;
- donner 20% des heures de cours en petits effectifs;
- accorder une attention particulière aux publics les plus fragiles;
- responsabiliser tous les acteurs de l'école (enseignants, parents, élèves, responsables publics, chefs d'établissement);
- contrôler les dépenses;
- inventer une nouvelle culture de l'évaluation.

Je serai heureuse de discuter avec vous de ces propositions. J'attends vos réactions avec impatience.

Caroline Werkoff-Leloup
(co-auteur avec Daniel Le Bret de "Réformer l'école, c'est possible!", Editions Michalon, Paris, 121 pages, septembre 2006)

Posté par paulinecorolle à 19:39 - Commentaires [72] - Permalien [#]

Commentaires sur Constat et propositions en débat

    http://www.meirieu.com/ECHANGES/POURCHANGER.htm

    Je me permets de vous transmettre ce lien. Il s' agit d' un travail de fond effectué pour Philippe Meirieu et que Ségolène Royal a reçu des mains de Philippe Meirieu à La Rochelle

    Je vous transmets également celui ci. Il s' agit d' un "feuilleton" que je rédige chaque semaine sur ce même site

    http://www.meirieu.com/CLASSEAUQUOTIDIEN/collegejour.htm

    Je suis un fidèle supporter de Ségolène Royal.

    Très amicalement

    Christophe

    Posté par chris, 18 octobre 2006 à 16:54 | | Répondre
  • non au retour en arrière, oui au désir d'avenir

    Bravo pour votre initiative. J'essaie depuis quelques mois d'aborder ces problèmes dans mon blog qui est aussi un blog de soutien à Ségolène.
    L'école devra être au centre de cette campagne électorale : il ne faut pas laisser le monopole de la parole sur ce sujet aux réactionnaires de tous bords.

    Posté par Lofi, 23 octobre 2006 à 14:12 | | Répondre
  • l'école au coeur de la campagne électorale

    je pense comme vous que l'école est aujourd'hui à la croisée des chemins. L'enjeu est selon moi aujourd'hui de voir comment permettre à tous les enfants de rester ensemble sur les bancs des mêmes établissements scolaires, sans exclure les plus faibles et sans ralentir les meilleurs.
    exclure les enfants dès 14 ans vers des filières courtes, c'est en tout cas la pire des choses à faire.

    Caroline

    Posté par caroline werkoff, 24 octobre 2006 à 11:19 | | Répondre
  • L'école

    Elle est faite pour apprendre.Elle doit demeurer le lieu où se transmet le savoir. C'est aussi un lieu social et non l'école du social.L'école se fonde sur trois éléments vitaux:le savoir,l'efort,et la transmission.
    Le savoir est un état de conscience et non un stock d'informations ou un savoir-faire technique.Savoir,c'est avoir compris que la vie s'humanise en s'élevant à l'esprit.
    Donner de soi, donc de faire un effort afin de s'ouvrir à une telle vie.S'ouvrir à une telle vie,
    c'est redonner à ceux qui vont nous suivre ce que nous avons nous-memes reçu sous la forme du souffle de l'esprit, transmis de génération en génération.On parle de formation et de moins en moins d'enseignement.
    L'école c'est enseigner à servir les valeurs de l'esprit.
    Aux valeurs du savoir, de l'effort et de la transmission considérées comme ringardes, on va substituer celles de l'ouverture, à savoir le marché, la démocratie et le bien etre.
    Faut-il bénir en masse ceux qui tentent de faire de nous des individus bien conformes à l'ére des masses et de la consommation en ricanant à propos de l'esprit et donc en aspirant au plus vite à en etre dépourvu.
    Très cordialement

    Posté par J, 25 octobre 2006 à 10:45 | | Répondre
  • les poles et la déconcentration geographique

    Lehilahy 53 manja be segolene fa efa mba teo ho eo no nanoratra ny Baiboly, nandritra ny 1600 taona
    http://agadir33.skyblog.com
    Tamin’ny taona 1513 Talohan’i Kristy no nanombohan’izany. Misy boky kely 66 ny Baiboly en langue yupik bravo

    Posté par kanevet, 30 octobre 2006 à 17:55 | | Répondre
  • la question de la formation

    je trouve les axes que vous proposez pertinents je rajouterai la question de la formation des enseignants audela d'un savoir à acquérir pour le transmettre,il me semble important de proposer aux futurs enseignants des temps de formation autour de la question de l'adolescence et des difficultées qui découlent pour tous durant cette période de "transformation et de changement".De plus, les sensibiliser à travailler de concerte avec les partenaires extérieurs mais aussi concerné par l'éducation(parents,travailleurs sociaux,animateurs de centres sociaux,...ect)
    il faut mettre tous les moyens en oeuvre aussi bien humain,matériels,et dans le cadre de la formation de base.

    Posté par tatou, 31 octobre 2006 à 19:15 | | Répondre
  • http://www.stopponslamachineaperdre.net/petition/index.php

    Chris

    Posté par chris, 03 novembre 2006 à 16:43 | | Répondre
  • REPENSER LES CONTENUS

    Les innovations qui se poursuivent sur le terrain sont à t faciliter, soutenir et encourager.

    Il faut absolument PLUS DE SOUPLESSE dans les PROGRAMMES, moins de disciplines obligatoires (surtout au collège) pour dégager ce qui est fondamental et donne du sens à l'éducation. Toutes les filières i doivent être considérées comme ÉGALEMENT NOBLES (lutter contre la dévalorisation des enseignements professionnels dans l'école et dans la société française).

    L'idée d'un SOCLE COMMUN est à repenser et reformuler pour qu'i l ne se présente pas comme la simple juxtaposition des programmes en cours.

    Sans dresser les uns contre les autres, enseignants, parents et syndicats mais avec eux—, il y aura un travail considérable d'analyse critique intellectuelle, institutionnelle, sociologique, à poursuivre pour repenser les objectifs, les contenus trop encyclopédiques, les programmes trop chargés, le système administratif trop bureaucratique.
    Outre votre livre et ceux de Philippe Meirieux, de nombreux travaux, ouvrages pourront y aider (dont récemment le livre d'H. Hamon "tant qu'il y aura des élèves", le récent n° des Temps modernes sur l'É.N,, le livre de Davidenkoff sur les programmes, les travaux d'Antoine Prost, de F. Dubet etc. etc.) seraient à prendre en compte.

    Redonner du SENS à la culture scolaire, notamment au collège, sera l'un des facteurs de la lutte contre le MAL ÊTRE et la déstructuration de certains jeunes.

    Posté par suzanne CITRON, 03 novembre 2006 à 17:18 | | Répondre
  • collège et apprentissage à 14 ans

    Bonjour Madame Royal,
    En ce moment à la télévision on nous parle de la "réussite scolaire des apprentis à 14 ans"... et pour mieux nous informer on nous montre ces apprentis travailler dans une classe où ils sont à peine une dizaine d'élèves.
    Afin que tous les enfants en difficultés puissent réussir, ne pensez-vous pas qu'au collège, bien avant l'échec total, il faut des classes peu chargées, où les professeurs ont du temps pour suivre, motiver chacun des élèves. Pas d'apprentissage à 14 ans... mais un suivi très sérieux de ces élèves en grandes difficultés, pour qu'ils prennent goût à la réussite scolaire.
    Quand vous serez Présidente, et vous le serez, faites ainsi... Faites un plus grand Budget à Education Nationale ... et je ne suis pas enseignante !

    Posté par GI, 04 novembre 2006 à 13:05 | | Répondre
  • Débarrasser l'école du pédagogisme et de "GRH".

    Les propositions de Madame Royal sont équivalentes à celles de Diafoirus devant un anémique : elle propose une saignée.

    A longueur de ce blog, on ne parle que d'alléger les programmes, que de transformer les enseignants en animateurs subalternes astreints à des réunionites (et bientôt pointant leurs heures de présence), d'en faire des pseudo-assistants sociaux. A checun son métier ; une assistante sociale a fait quelques années d'études pour maîtriser son domaine, cela ne s'improvise pas.

    Il serait temps de rappeler q'un enseignant est d'abord un spécialiste de sa discipline. On lui demande de faire un métier à fond, pas trois à peu près. Cela signifie par exemple une grande autonomie dans son travail, de pouvoir se déplacer dans les bibliothèques ou sur le terrain pour les scientifiques, sans être contraint de faire des heures de bureau à la con dans l'établissement. Cela signifie par exemple de pouvoir faire des publications, de repasser des diplômes, d'être suivi par un directeur de recherche pour faire une thèse.

    Dans une société dominée par le mercantilisme et le flux tendu, on a oublié qu'il faudra toujours 20 ans pour contribuer au développement d'un cerveau, pour assimiler une culture et se l'approprier. Aucun "manager" ou spécialiste en "performances économiques" et autres foutaises ne pourra changer la biologie neuronale. (Même s'ils rêvent de contrôler nos cerveaux).

    Un professeur rabaissé à l'état de pédagogue exécutant subalterne, qui n'entretien plus son savoir, ne pourra plus rien enseigner. L'enseignement, c'est bien autre chose que la "communication" et la "gestion" auxquelles on voudrait le réduire. Il faut sortir le pédagogisme de l'école, la débarrasser des fumisteries de Meirieu et des techniques de communication inspirées par Publicis ou TF1.

    L'école est bien autre chose qu'une fabrique de crétins formattés pour consommer, se surendetter et accepter sans broncher d'être promenés de CDD en CDD.

    Le pédagogisme nous fait croire que l'orthographe est la "science des ânes". A l'évidence, la science des ânes, c'est plutôt la "communication", qui remplace la littérature en français ("étude du point de vue narratif et discursif", entre autres conneries que l'on "enseigne" aujourd'hui : si on m'avait imposé des trucs aussi chiants et aussi plats, pour sûr j'aurais été en échec scolaire).

    Tant qu'on paiera le barbouilleur qui a pondu l'immonde logo rose-sac-poubelle de la SNCF plus cher qu'un ingénieur ou qu'un chirurgien, on restera dans la logique du pédagogisme et de la communication. Le recul des vocations scientifiques, catastrophe à terme, en est la conséquence directe : on valorise plus l'ignare qui "gère" que le concepteur d'un produit, on valorise plus le vendeur de supermarché que l'artisan qui fabrique ou l'agriculteur qui s'échine parfois la nuit.

    Que fait Madame Royal pour changer cela ? Elle soigne sa communication, elle prend l'avis de son "conseiller en communication", elle "présente bien". Voilà pourquoi les propositions et les idées de cette dame sont non seulement toxiques pour l'école, mais aussi pour la société entière. Elle est l'archétype même de ce dont il faudrait nous débarrasser.

    Posté par Dumouch Rodolphe, 05 novembre 2006 à 07:05 | | Répondre
  • 35 heures au collège

    Madame Royal,
    Pendant presque 30 ans,"droits acquis"j'ai "fait mes 18 (ou20,21) heures" de cours au collège "et puis je m'en suis allée" selon les propos que vous avez tenus récemment à Angers. Je m'en suis allée préparer des cours, je m'en suis allée corriger des copies, je m'en suis allée, à partir des erreurs repérées dans ces copies, réfléchir aux moyens d'y remédier, je men suis allée me documenter, je m'en suis allée fabriquer, corriger, recommencer, bricoler des exercices jusqu'à ce qu'il me semble que, peut-être, telle ou telle formule allait éventuellement permettre à mes élèves les plus "faibles" de mieux y parvenir, tout en ne négligeant pas les plus "forts". je "m'en suis allée", Madame, passer des heures et des heures à la tâche, et ne peux laisser dire que les professeurs "ont le temps de donner du soutien scolaire payant", parce que c'est tout simplement faux, voire calomnieux, et que ces propos portent atteinte à l'honneur de milliers de professeurs qui ont à coeur la réussite de tous leurs élèves et y consacrent la plus grande part de leur temps, de leur vie.
    Acadomia emploie des étudiants, de jeunes collègues vacataires restés sur la touche et que l'allocation chômage ne suffit pas à faire vivre décemment. Acadomia emploie des jeunes qui savent et aiment enseigner, et qui, contraints et forcés, acceptent d'être rémunérés 13 euros de l'heure (les parents en versent 30 à l'entreprise) quand ils sont parfois titulaires d'un doctorat...Peut-être Acadomia emploie-t-il aussi des professeurs du public, pour ma part je n'en connais pas, mais l'ensemble du corps enseignant mérite-t-il, pour quelques uns, que l'on jette ainsi sur lui l'opprobre en public?
    Je suis et resterai une "enseignante de gauche", c'est à gauche que sont mes convictions et les quelques idéaux qui me restent, et je suis ulcérée qu'un voix de gauche ait tenu ces propos.
    Bien tristement...
    Noël Bernadette
    ,jehttp://www.dailymotion.com/video/xm4ph_profs-segolene-en-off

    Posté par Ulcérée, 10 novembre 2006 à 14:06 | | Répondre
  • Contrôle social

    Ben oui, vous comprenez, un intellectuel qui travaille tout seul chez lui, sans surveillance, c'est dangereux ! Gogolène veut mettre ça au pas bien vite.

    Entre l'enfermement militaire des mineurs et le contrôle social de leurs professeurs, on voit quel est son projet : la mise en coupe claire de la société, le contrôle social et la crétinisation généralisée : car les professeurs seront tenues de suivre les dikats de Meirieu et Dubet, et d'appliquer les méthodes qui ont fait leur preuve en création d'illettrisme ; ils auront le cerveau lavé 35h00 durant.

    http://nivosefloreal.free.fr/fichiers/antigogo.htm

    Posté par Dumouch Rodolphe, 10 novembre 2006 à 18:43 | | Répondre
  • qui est dupe?

    Mes collègues ont réagi aux propos de Ségolène royale comme il se devait: en envoyant la vidéo à toute notre liste d'enseignants d'un collège du val d'oise.
    Effectivement ma première démarche est de répondre que durant cette semaine qui a été une semaine tranquille, sans conseils de classes, sans pré-conseils, sans réunion parents professeurs, sans calculs de moyennes ni remplissage de bulletins , je ne suis pas loin des 35 heures de présence au collège.Je parle bien de présence ce qui ne comprend pas du tout les heures de corrections ni de préparation des cours)
    Comme presque tous mes collègues, j'arrive chaque jour 30 min avant mes heures de cours et je repars en moyenne 30 min après.Nous avons un travail classé travail de cadre, ce qui signifie qu'il y a un certain nombre de tâches à accomplir qui ne sont pas répertoriées.
    Comme presque tous mes collègues, mes temps de repas sont mis à profit pour participer à des réunions sur la charte informatique, sur l'orientation en 3°,et surtout c'est le moment privilégié pour rencontrer nos collègues de la vie scolaire, nos collègues du secrétariat et de l'intendance, et enfin pour aller voir ceux avec lesquels nous partageons ces "fameux élèves"en difficultés qui demandent plus particulièrement notre attention.Il faut vivre quelques temps dans un collège pour comprendre le travail que nous effectuons.Il arrive que Certains parmi nous(dont moi après plus de 30 ans de carrière)rêvent la nuit de ces élèves auprès de qui nous nous sentons impuissants.
    Si quelqu'un a une solution, je l'adopte immédiatement, mais ce dont je suis sûre c'est que le choix de présence obligatoire de 35 heures n'est pas la bonne.
    Venez vous rendre compte de nos soucis de locaux, de nos soucis de photocopie, de nos soucis avec les ordinateurs....bref de nos ennuis quotidiens qui "nous bouffent la vie"

    Ceci exprimé:
    je suis militante, adhérente du PS dans le val d'oise. Ma section est majoritairement pour DSK et jusqu'à ce jour j'hésitais encore.
    Ce qui me touche le plus par mes actions de proximité sur ma ville est la négation des gens pour tout ce qui est politique.
    Le fait que cette vidéo filmée (par un amateur?) en janvier 2005, qui apparaît maintenant (comme c'est bizarre) en pas dans son intégralité, m'a donné le coup de pouce nécessaire.
    Le 16 novembre je voterai pour Ségolène Royale et je suis prête à répondre à toute personne qui se questionnerait "pour de vrai" sur la vie au collège. J'ai un millier d'anecdotes à raconter, celles qui transforment une journée de 4 heures de cours en une journée non stop de 8 heures à 16 h 30. J'ai bien dit : non stop: je n'ai pas eu le temps d'avaler en entier le casse-croûte préparé pour mon heure de repas.

    nadine da costa

    Posté par nadine da costa, 10 novembre 2006 à 22:29 | | Répondre
  • 18 ou 35 heures ???

    Enseignant en lycée, mais où est la différence ?, je viens de prendre connaissance de cette vidéo de Toulouse.
    Que sa diffusion soit opportune pour certains (de droite ou de gauche) est bien évident mais les faits restent : Madame Royal souhaite nous imposer 35 heures de présence face aux élèves !
    "Voilà bien une idée qu'elle est bonne !!!" diront toutes les personnes qui ne connaissent rien à l'enseignement, comme celle qui l'a proférée...
    35 heures face à un ordinateur demande une attention certaine mais demandez à un comédien, un acteur de faire toute l'année 35 heures de spectacle par semaine devant un public ??? Il vous rira au nez évoquant la tension et l'énergie nécessaire. Et encore son public est-il venu volontaire, et en payant pour cela après avoir choisi son spectacle... Alors que le nôtre ne vient souvent que prisonnier de réglements !
    De plus s'il a bien préparé son "show" comme nous, il ne partira pas avec 35 copies par classe à corriger chez lui... (un détail : à raison de 15 minutes en moyenne par copie, sans forcer le trait en lycée et souvent même plus... x 35 copies = quasiment 9 heures de correction par paquet, si l'on était capable de le faire en continu !!!).
    Ah ! bien sûr, il est facile de tirer sur des "fonctionnaires feignants toujours en vacances !", cela permet d'exciter des jalousies profondes, mais Madame Royal je vous invite une semaine ou un mois chez nous, les enseignants ; venez donc partager nos joies (oui), nos doutes, nos désespoirs (re-oui) au quotidien et cela vous évitera de proférer des bêtises ! Venez nous remplacer et faire les 35-45 heures que nous pratiquons régulièrement et les 50 ou plus quand viennent les conseils de classe, les réunions parents-professeurs, les formations (hors heures de cours et non rémunérées...) !
    Sachez que nous communiquons nous aussi et qu'au cours de réunions comme les vôtres, nous ne manquerons pas d'aborder ce sujet.
    Ce qui me gêne enfin dans cette vidéo, c'est que le sujet ne devait pas être abordé... avant un éventuelle élection. Pour qui nous prenez-vous ? Quel homme ou femme politique sera différent et donc sincère ? Quand déciderez-vous de vous informer réellement avant de statuer sur une profession dont vous ne connaissez que ce que l'on veut bien vous raconter ou ce qui fera plaisir à d'autres électeurs à conquérir ?
    J'aurais beaucoup à dire de plus mais je crois que cela n'aurait d'autre intérêt que de "vider mon sac", me doutant bien de ce que vous allez en faire...
    Christian PRETE, enseignant de SVT en Vaucluse, citoyen de plus en plus déçu par les politicien(ne)s qui nous gouvernent ou espèrent le faire.

    Posté par Christian, 11 novembre 2006 à 09:45 | | Répondre
  • La relique du socialisme

    Tout cela montre que le PS n'a plus comme base, depuis bien longtemps, ni l'ouvrier, ni l'instituteur, ne le prof, encore moins le chômeur ou le jeune en précarité.

    Non, le fond de commerce du PS d'aujourd'hui, c'est le petit fonctionnaire administratif subalterne aigri. C'est celui qui nous ferme au nez la préfecture à 15h25 et qui pointe sous les ordres d'un chef de bureau.

    Ségolène excite, avec cette proposition, la jalousie de ces ratés, pour racler des voix.

    Voilà pourquoi le PS est incapable de sortir de ce modèle crasseux de la pointeuse et du 8h00-12h00 13h00-17h00. Voilà pourquoi il veut transformer les enseignants en rond-de-cuirs.

    Si cela arrive c'est une catastrophe : qui ira s'emmerder à passer Normale-sup et l'agrégation externe pour finir comme un gratte-papiers ?

    La crétinisation du corps enseignant est aussi un objectif du PS néoblairiste. Des élèves puis des citoyens ignares, c'est plus facile à gouverner à faire gober les recettes du néolibéralisme.
    http://nivosefloreal.free.fr/fichiers/antigogo.htm

    Posté par Dumouch Rodolphe, 11 novembre 2006 à 10:40 | | Répondre
  • 35h??!!!

    madame Royal,

    je ne sais pas s'il s'agit d'une provocation de vos adversaires, mais vos propos vous appartiennent bien, n'est-ce-pas? En tant que vieille enseignante, 53 ans, dont 30 à servir l'école, je vous dis que le jour où on m'obligera à effectuer mes 35h dans mon établissement, j'obéirai puisque je suis fonctionnaire de l'état, mais qu'à partir de ce jour, ma semaine ne fera plus que 35h et l'école publique aura tout à y perdre mais ce ne peut être votre souhait?
    vous n'avez jamais été enseignante; vos enfants ont-ils été scolarisés à l'école de la république?
    vos propos, lorsque vous étiez la sous-ministre de claude allègre sur le fait que les enfants ne mentent jamais (voir Outreau) m'avaient déjà énervée...alors là! vous battez des records.
    quant au débat, venu de vous, sur les enseignants qui donnent des cours particuliers, peut-être devriez-vous vous interroger sur le pourquoi plutôt que sur le parce que...
    mais cette question est-elle payante électoralement?
    pour en finir, je ne voterai pas le 16/11 puisque je ne suis pas adhérente du PS, ni de longue date ni pour 20 euros, mais je voterai en avril 2007, comme je le fais depuis 1974, année de mes 21 ans, pour le candidat qui me paraîtra le moins pire pour l'idée que je me fais du respect de la démocratie.
    catherine Albrand

    Posté par c.albrand, 11 novembre 2006 à 15:48 | | Répondre
  • Sur le fond je suis d'accord

    Et pourquoi pas 35h pour les profs aussi!
    Bien sur : pas forcement 35 heures completement devant les eleves mais dans l'établissement.
    Par par exemple: 15 heures devant les élèves + 20 en prepa ou correction si possible à faire à la maison.

    35heures pour tout le monde, pas plus, pas moins, apres on peut moduler sur le contenu de ces heures.

    La plupart ne font-ils pas déjà 35 ou plus?

    Posté par delavant, 11 novembre 2006 à 22:45 | | Répondre
  • Pas une tête qui dépasse !

    La lumineuse intervention de Delavant révèle toute l'ouverturte d'esprit du socialisme de caserne.

    Je veux 35h00 et pas une tête qui dépasse, sinon je la coupe !

    35h00 avec des horaires à la con dans un bureau à la con. Voilà le niveau : toute autre façon de travailler est impensable.

    J'ai besoin d'aller en bibliothèque universitaire et de voir un directeur de thèse. Mais non, la Royale Catin s'en fout : tout le monde 35h00 du lundi au vendredi de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 16h00. Pauvre conne !

    Et bien sûr, comme tout le monde a le même horaire à la con, on ne peut plus rien faire en semaine. On vous claque la porte de la mairie à la gueule 16h00, on vous claque la porte la porte des impôts à 16h00 à la gueule. Bientôt, on ne pourra plus rien faire du tout.

    Le socialisme à la française est l'idéologie la plus débile sui soit.

    Vous puez du cerveau, vous me débectez.

    Posté par Dumouch Rodolphe, 12 novembre 2006 à 07:24 | | Répondre
  • cause de la violence envers l'enseignant

    (Je ne sais pas, si c'est bien la place des lignes qui vont suivre):
    Au collège, les enseignants perdent le contrôle de leurs classes, car, surtout en français,l'enseignement est "vide", le choix des textes, les manuels dénués de substances. Le seul texte du collège, "dont je me souvienne", est la lecture en 6ème du médecin malgré lui. Quel choix?!!! Une usurpation, une imposture, est-ce pour nous éclairer sur notre futur en cours de français? Un lieu se refusant à diffuser la moindre bride de savoir? L'enseignement d'histoire-géographie n'est pas mieux loti. J'ai appris seule la géographie de l'europe et d'ailleurs. Le brevet de mathématiques, je me souviens l'avoir évolué: niveau 4ème, après l'avoir passé. Le niveau demandé au collège pousse à la "végétation". Au lycée, les cours de matières formatrices, capables de donner une "épaisseur" à l'éléve, de lui donner des "réponses" à expérimenter pour construire ces propres choix, sont toujours aussi vides. Par matières formatrices, j'entends le français, l'histoire-géographie, et "l'espoir" d'une culture littéraire par l'enseignement des langues étrangères. Et ce n'est pas la faute de l'enseignant en lui-même. Mais personnellement, ma patience est arrivée à bout, j'ai commencé à déborder de frustrations, un sentiment d'être maintenue "volontairement" en dehors du savoir.
    (Si j'ai mal orienté ces lignes, par une mauvaise sélection de blog, réorientez-le, )
    MERCI, sylvia marquet (1980-_)

    Posté par née en 1980, 13 novembre 2006 à 11:53 | | Répondre
  • De l'ignorance.

    Au delà du débat sur les 35 heures de présence obligatoire des professeurs en collège (proposition ridicule s'il en est!); ce que révèle la fameuse vidéo et les propos qui y ont bien été tenus!:c'est une stupéfiante ignorance de que peut être le métier d'enseignant, l'encouragement coupable du mépris de ce travail difficile,et pour tout dire la bêtise mêlée de suffisance d'une politicienne peut-être pas pire mais à coup sûre pas meilleure qu'un(e) autre!En un mot, le degré zéro de la réflexion politique.

    Posté par Politis, 13 novembre 2006 à 22:56 | | Répondre
  • suppression du collège

    Enseignant pendant 35 ans au Collège,il me vient une idée. Ce collège unique est à bout de course,il est le maillon faible du système éducatif : trop d'échec,trop de violence,acharnement pédagogique,... Supprimons le. A la place j'imagine un école primaire allant du CP à la 5ème, les élèves encadrés par un ou deux enseignants seraient mieux suivis et mieux protégés. Un palier d'orientation en fin de 5ème, puis un lycée allant de la 4ème à la terminale. Je n'y voit que des avantages, avec deux corps d'enseignants: ceux du primaire et ceux du lycée. Ce serait une VRAIE réforme.
    signé: un ancien prof de collège (D. Hyppolite)

    Posté par Hyppolite, 21 novembre 2006 à 11:55 | | Répondre
  • on travaille deja 35h sans formation!

    bonjour,
    c'est ma deuxième année d prof titulaire en collège ZEP ambition reussite à marseille. je travaille plus que 35h ca parait evident..je debute, j'apprend..mais j'apprend SEULE..ou avec quelques rares collègues(plus experimentés )qui peuvent rester un peu plus longtemps au college pour parler avec moi de mes doutes, mes questionnements,de mes cours..etc...je sens chaque jour mon impuissance devant les besoins de mes élèves...je demande des formations, je demande de l'aide..je n'ai pas peur de dire.."je ne sais pas..c difficile..."bref...qui peut m'aider..l'inspecteur de math?pa bien vu des collègues.l'IUFM?deja fait 2ans...j'ai regardé la DAFIP pour une formation...des choses intéressantes(histoire des maths,interdiscilpinarité,difference hommes/femmes devant les apprentissage..)mais pas mes preoccupations d'aujourd'hui..
    bref, je vais quand même a des formations(orientation pour etre un bon PP,liaison CM2-6).....mais les formateurs sont-ils formés?ont -ils envie de me former? ou sont-ils la parce qu'ils ne voulaient plus etre devant eleve?....Ce sont-ils demandé ce qu'ils devaient nous apprendre?
    un formateur qui arrive et me fait un cours magistral sur la pédagogie differenciée...sur la liaison CM2-6...je m'endors...comme mes élèves quand je leur fais ça!!et c'est normal
    c'est en faisant que je comprends, que j'apprends, pas en regardant quelqu'un me dire comment il faut faire..ni en regardant des supports sur le net deja fait..ça donne des idées...mais bon ce n'est pas une fomartion...ce sont des idées...
    tout ça pour dire que les profs doivent d'après ce que je comprends(et ce que m'a confirmè ma chef d'etablissement)...ils doivent s'AUTO-FORMER..
    merci ! je crois qu'avec toute les bonnes volontés des enseignants ...qui travaillent beaucoup , qui veulent aider reelement les elèves..et ben, l'education nationale...pourrait au moins garantir des formations de qualités..
    ma soeur qui travaille dans une association qui lutte contre l'illetrisme...ELLE, elle a eu une formation très bien..elle,a pu après ça , me faire travailler sur un support et j'ai compris un peu plus comment je pouvais aider mes élèves non francophones...
    Mon père a appris à mener une reunion de 5, puis 20, puis 50 en formation...
    voila, pour moi, le problème des 35h c'est pas un probleme..le vrai probleme...c'est de trouver des formateurs qui peuvent apprendre à des professionnels à enseigner...
    Prof ,c'est un métier et un métier ça s'apprend..
    il faudrait un forum sur l'ecuation nationale..c'est la priorité, non?
    mafa

    Posté par mafalda, 22 novembre 2006 à 16:26 | | Répondre
  • et les enfants là-dedans?

    je devine beaucoup d'enseignants sur ce forum. mais je ne vois pas beaucoup de parents d'élèves... et encore moins d'élèves.

    vous qui ne voulez pas des 35 heures en collège, vous proposez quoi au fond pour que mes gamins ne se tapent pas des mauvaises notes parce-qu'ils n'ont pas compris ce que vous leur avez enseigné, pour que moi je n'ai pas à refaire tant bien que mal le cours le sois en rentrant du boulot.

    vous nous parlez de vos conditions de travail etc... je respecte... mais les enfants là-dedans, que deviennent ils?

    Posté par docslash, 22 novembre 2006 à 17:43 | | Répondre
  • et nous?

    Soit, vous êtes des gens consciencieux et responsables, vous voulez vous organiser librement. Alors, assumez aussi le fait que des parents, eux aussi consciencieux et responsables, puissent ne pas être du même avis que vous sur ce que doit être l'enseignement de leur enfant et qu'ils puissent décider librement de son lieu de scolarisation.

    Posté par emma M, 23 novembre 2006 à 21:34 | | Répondre
  • oh ! oh!!!

    Bref tout ce remou médiatique pour rien quelle histoire?
    Un chiffre.35.... dites plutôt 33....Thirty three c'est grave docteur?
    ... mais pas une seule proposition sauf à supprimer le clg unique...
    Je regarde ailleurs en Allemagne et je vois plus de souplesse dans le système deux semestres par an avec articulation en février évaluation complète deux fois par an.
    Avec des UV réussies ou pas donc avec des UV semestrielles c'est plus souple et les profs seraient obligés d'évaluer par oui ou par non au lieu de repousser ad vitam eternam les évaluations qui détermineront l'orientation...
    La formation peut aussi être autrement assouplie par des mesures simples et une réorganisation de l'année scolaire et des cycles. CE1/ CE2 c'est pareil donc on peut faire sauter une classe à certains... vitesse réduite pour d'autres... 6ième / 5 ième: 4 cycles pour passer en 4ième avec UV différenciées; Histoire, Sciences, lettres, maths, sports etc... donc avoir 3UV sur 6 pour passer en classe de 4ième.
    4ième / 3ième nouveau cycle de 4 semestres idem des UV avant d'être orienté en fonction des UV obtenues vers des formations courtes ou longues en lycées... C'est trop simple pour nous français et pourtant ça marche mieux ailleurs.

    Posté par lassalle, 24 novembre 2006 à 10:08 | | Répondre
  • “Je propose la création, dans tous les établissements, d’ “unités pédagogiques” de 60 à 80 élèves qu’on confierait à une équipe de professeurs qui y auraient l’essentiel de leur service, avec une enveloppe globale d’heures-élèves à organiser comme ils le souhaitent. Il me semble qu’on n’aurait pas besoin alors de compter leurs heures ! Bien sûr, ce système serait mis en place progressivement sur la base du volontariat. Il permettrait, en même temps, l’insertion des élèves dans une unité à taille humaine, l’organisation de travaux en groupes de tailles diverses selon ce qui est requis par les activités pédagogiques et les objectifs d’apprentissage. On peut aussi penser que ces unités pédagogiques seraient des repères pour les familles. Un professeur pourrait en assurer la coordination à tour de rôle avec une décharge partielle d’enseignement, un bureau et un petit budget de fonctionnement. On impliquerait ainsi les enseignants dans un système sur lequel ils auraient vraiment prise collectivement et où je suis convaincu qu’ils se mobiliseraient fortement.

    On peut aussi envisager un système simple de périquation : 1 heure de cours = 2 heures d’activités pédagogiques ne nécessitant ni préparation ni correction (suivi individualisé, travail documentaire, réunions de concertation, rencontres avec les familles, etc.). Chaque professeur pourrait alors choisir d’organiser son temps dans ce cadre au sein des unités pédagogiques en fonction des besoins des élèves et de la réflexion menée avec ses collègues... Certes, tout cela reste à retravailler, mais il y a ici des solutions acceptables par tous dans l’intérêt de tous...
    Evidemment, la question de la grande fatigue des enseignants qui ont à faire face à des situations particulièrement difficiles doit être traitée en même temps : ces enseignants ont besoin de temps de respiration, de formation, d’accompagnement. Et il faut, pour cela, que la dotation horaire des établissements difficiles soit significativement augmentée : c’est pourquoi je milite pour l’indexation de la dotation horaire et budgétaire (budget consolidé évidemment) sur la CSP des familles des élèves qui y sont scolarisés (plus la moyenne de la CSP est basse, plus la dotation est importante et inversement)... et cela, évidemment, aussi bien pour les établissements publics que pour les établissements privés qui montreraient ainsi qu’ils participent vraiment à l’effort collectif en faveur de tous.”

    Philippe Meirieu

    Cité par Chris (avec son autorisation)

    Posté par Chris, 24 novembre 2006 à 22:02 | | Répondre
  • Question aux profs!

    Je suis fonctionnaire hospitalière (technicienne) et comme tous les hospitaliers, je n'ai pas le droit de travailler en plus de mon poste sous peine de perdre mon travail. Les profs ont ils le droit de donner des cours de soutien individuel en plus de leur poste de fonctionnaire? Les grilles de salaire sont les mêmes que celles des infirmières qui elles n'ont pas le droit de faire des actes privés!!!

    Posté par Gaya, 26 novembre 2006 à 13:29 | | Répondre
  • dico

    bonjour,
    une suggestion pour aller dans le sens de l'égalité des chances des enfants élèves de l'école républicaine....
    ne pourrait-on pas fournir à chaque enfants entrant en cours préparatoire un dictionnaire de type petit Larousse ed 2006 ?
    lucas

    Posté par lucas, 26 novembre 2006 à 15:16 | | Répondre
  • quelques suggestions

    Compte tenu des posts publiés ne pourriez-vous ajouter quelques points à vos propositions initiales :

    maintenir la scolarité obligatoire et unifiée jusqu'à la seconde sans exlure des adolescents qui deviendraient de fait des citoyens de seconde zone; unifiée

    "mais diversifiée sans hiérarchie de « filières »"

    - exiger une qualité maintenue de l'enseignement;

    " mais revoir des contenus beaucoup trop nombreus et encyclopédiques et, ce faisant repenser la journée de l’élève"

    - donner 20% des heures de cours en petits effectifs;
    - accorder une attention particulière aux publics les plus fragiles;
    - responsabiliser tous les acteurs de l'école (enseignants, parents, élèves, responsables publics, chefs d'établissement);

    " et revoir le statut des enseignants, ne serait-ce que la différence d’heures entre agrégés et certifiés, envisager différentes modalités et non, une formule unique "

    - contrôler les dépenses;

    - inventer une nouvelle culture de l'évaluation.

    Posté par suzanne CITRON, 27 novembre 2006 à 12:25 | | Répondre
  • Grammaire?

    Je suis triste parce que les déclarations intempestives et virulentes de Gilles de Robien sur les méthodes de lecture ou la grammaire à l'école vont une fois de plus braquer les enseignants contre des incursions dans ce qu'ils considèrent comme leur pré carré, la pédagogie.
    Je viens de regarder l'intervention vidéo d'Alain Bentolila sur les relations entre langage oral et illettrisme (prévenir l’illettrisme de la petite section au collège). Cette conférence est remarquable. Malheureusement, ses discours seront probablement dédaigneusement rejetés puisque on va lui coller l'étiquette "discours de droite" qui va disqualifier son propos dans le monde enseignant. Pourtant, mon expérience dans le suivi d'enfants en grande difficulté linguistique depuis la crèche et tout au long de leur scolarité confirme entièrement ses observations et ses constats. Alors je suis triste parce que l'on continuera à ergoter sur les discours caricaturaux et les à-peu-près d'un ministre démagogue.

    Posté par emmaM, 30 novembre 2006 à 10:46 | | Répondre
  • Bonsoir. JE suis accablé par les propos de nos professeurs. J'ai trente deux, je suis en "formation" et au chômage, j'ai BAC +2, j'ai été à l'univertsité en section de philosophie. Je suis de gauche et je n'éprouve aucune forme de solidarité pour les représentants de l'éducation nationale. Il faut dire qu'ils ne sont jamais, au grand jamais, responsables...de rien...Qui a dévalué le travail manuel ? Qui stigmatise l'élève parfois dès la sixème ou la cinquième ? Qui refuse de prendre en compte le monde qu'une stupide adoration pour l'économie nous a fabriqué ?...Je préfère m'arrêter là tellement ce réflexe de caste m'écoeure ; Mais, enfin, l'école est déconnectée du réel, le niveau est nul. Même en fac. J'ai repris mes études à 25 ans, j'étais dans les meilleurs élèves, à mon plus grand étonnement : décrocher un deug est une rigolade...Les trois quarts des élèves ne lisent rien ou presque..., et la première réaction du corps professoral est de monetr sur ses grands cheveaux, froissé dans son orgueil stupide ?! C'est tout simplement incroyable. Deux professeurs (eh oui, la sociologie ça existe : ils vivent bien souvent ensemble) gagne après cinq ans d'ensiegnement 4000 euros par mois, avec la sécurité absolu de l'emploi, et quatre mois de vacance...Eh réveillez-vous, si je parviens à gaganer 1500 eruos, en enchaînant les contrats je serais déjà bien content. Et j'aurais droit au mépris bien français sur mon inculture...Alors que c'est faux. Je suis absolument écoeuré. C'est lamanetable.

    Posté par hirel yann, 02 décembre 2006 à 02:01 | | Répondre
  • prévenir avant de guérir

    Depuis quelques années l'accent a été mis dans les écoles maternelles sur l'approche de l'écrit. Si pour certains enfants bien dégourdis dans l'expression orale, cela a constitué un bénéfice, pour les enfants encore en difficulté dans leur langage, cela a contribué à les enfoncer plus encore dans l'échec. Mon travail qui me fait fréquenter de nombreuses crèches et écoles maternelles m'amène à voir les enfants qui seront en échec à l'école : des enfants quasiment sans langage pour des raisons diverses : otites séreuses non traitées, incapacité à fixer son attention sur ce qui est dit ou montré, manque de stimulation adaptée dans la famille, bilinguisme mal géré, sans parler des problèmes psychologiques. On ne peut reconnaître par la lecture débutante que ce que l'on connaît déjà oralement.
    Si l'on s'occupe pas de ce préalable, on passera notre temps à dépenser des fortunes pour un résultat minable. Il existe des expériences visant à augmenter les capacités linguistiques des jeunes enfants à travers un accompagnement parental et la mise en place de petits groupes de langage (cf. une expérience menée à Vaulx-en-Velin d'ateliers parents enfants en collaboration avec la direction régionale de la santé de la région de Québec, une communication au congrès de l'IUFM de Grenoble a eu lieu en octobre 2003). Avant de vouloir remédier, il faut prévenir.
    Et, de grâce, le remède ne consiste surtout pas à scolariser ces enfants dès deux ans. Le démarrage dans la langue se fait grâce aux échanges avec un adulte disponible, ce qui ne peut se faire que dans des groupes très réduits (5 enfants environ).

    Posté par emmaM, 02 décembre 2006 à 20:32 | | Répondre
  • general

    En tant que rédacteur du site de PRISME je propose à tous celles et tous ceux s'intéressent (ou veulent découvrir)l
    l'articulation Education et territoires
    de se brancher sur le site de PRISME
    Jean ROUCOU

    Posté par PRISME, 05 décembre 2006 à 17:49 | | Répondre
  • Ah ! Les 35 heures...

    Je suis professeur de français en collège. Le français...la clé de voûte du système éducatif paraît-il !!!
    A mes débuts, j'étais assez intriguée : je me demandais pourquoi bon nombre de professeurs de français demandaient à travailler à mi-temps ou à temps partiel... Après seulement 1' ans de carrière, je comprends !!! On parle de 35 heures ? Mais, Madame Royal, les professeurs de lettres abattent tranquillement le double de temps de travail en comptant les cours, les prépa et les corrections. Et que dire du temps demandé et même imposé, en plus, pour les différentes réunions pris sur le temps du repas ?
    Non, Madame, les profs ne sont pas des fainéants,loin de là ! Arrêtons de diviser pour mieux régner !!! En voilà assez !
    Et que faire si on me propose les 35 heures obligatoires au collège ? Je dis OUI ! OUI ! Vous en êtes étonnée ? Et bien faire 35 heures par semaine, pour moi, c'est faire deux fois moins de travail et transformer les professeurs en "bons fonctionnaires" comme dit le privé. Car, je serai la première à faire mes heures et QUE mes heures ! Croyez-moi ! Le vendredi soir à 17 heures, je pose mon stylo, et je m'en vais, copies corrigées ou non... 35 heures... Le rêve pour un prof de français !
    Si l'on fait un rapide calcul (et oui, je sais même compter !), à une heure de cours, il faut ajouter deux heures pour les prépa, corrections, réunions et autres petites "fioritures"... Donc, 35:3= 11,666 !!! Cela signifie donc que je n'aurais que 11 heures 30 de cours, devant élèves ! Merci Madame Royal !
    Depuis le temps que les professeurs de français demandent, aux vues de leurs tâches, un peu moins de classe pour la même paye, vous avez enfin trouvé la solution !
    Et si l'on se place sur le même plan que nos confrères européens qui travaillent essentiellemnt le matin pour un saliare légèrement supérieur, c'est le rêve !
    Saviez-vous qu'en Angleterre, par exemple, les professeurs disposent de bureaux perso et d'ordinateurs afin de pouvoir faire leur travail sur place, comme vous le demandez ?
    Alors oui aux 35 heures !!!

    Cela fait du bien de rêver, ce qui est plus dur c'est de se réveiller et se demander pourquoi on continue à nous prendre pour des crétins ? Comment voulez-vous que les français aient une bonne image de ce métier?

    Salutations professorales...

    Posté par molière, 11 décembre 2006 à 11:19 | | Répondre
  • un article intéressant

    Les 35 heures pour les profs?
    Par emcee le dimanche 12 novembre 2006, 00:04 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent

    On croyait pourtant qu’ils voulaient revenir là-dessus, les 35 heures.


    La vidéo par qui le scandale arrive.

    Il y a deux dimensions dans l’affaire de la vidéo 35H : la forme et le fond


    La forme

    Il est clair qu’on cherche à faire descendre Royal du piédestal où elle a été placée sciemment ces derniers mois par les médias et ceux qui les commandent, ne laissant pas la possibilité aux militants de décider eux-mêmes sur un projet politique (d'ailleurs, pourquoi sont-ils encore indécis et influençables: est-ce normal que des militants de gauche ne sachent pas quel candidat choisir à quelques jours d'une élection, si ce n'est à quelques semaines?).
    Très haut perchée, hyper-médiatisée jusqu’à présent, il s’agit de la faire retomber d’un cran maintenant, et semer la zizanie pour faire monter la mayonnaise entre les candidats, pour donner une illusion de démocratie, pour éviter le score à-la-chirac.
    Qui est derrière cela ? Peu importe, finalement.


    Ce qui est inquiétant dans cette affaire, c’est que, comme aux US, on ne fasse plus que de la politique spectacle, qu’on muselle tout débat politique et que les « idées » ne soient plus véhiculées qu’à coups de petites phrases. Et cette affaire marque une nouvelle étape de ce que les libéraux veulent que deviennent les campagnes électorales. Une lutte factice entre néocons qui se partageraient le pouvoir en alternance.
    D’un côté les « Républicains », de l’autre les « Démocrates » et plus personne pour les contredire.


    C’est très très inquiétant.


    Le fond, maintenant


    Que déclare, dans la fameuse vidéo, cette femme de paille, bien propre sur elle, fille de militaire et aux idées bien peu progressistes, élue par les néocons pour représenter la « gauche »?


    Elle dit :


    « Moi je pense qu’une révolution c’est de faire les 35 heures au collège, c’est-à-dire que les enseignants restent 35 heures au collège. Et dans ce paquet global, il y a des cours, mais ils ne quittent pas le collège quand ils ont fini leurs cours, parce qu’on est dans un système où, finalement, les parents qui ont les moyens, ou même ceux qui se saignent aux quatre veines lorsque leurs enfants sont en difficulté, qu’est-ce qu’ils font ? Ils donnent des cours de soutien scolaire individualisé à leurs enfants. On est quand même dans un système absurde où aujourd’hui en France on a maintenant des entreprises cotées en bourse de soutien scolaire (Acadomia, etc.) qui donnent droit à des déductions fiscales et ceux qui font cours dans ces entreprises, eux, c’est les profs du secteur public.
    Comment se fait-il que des enseignants du secteur public ait le temps d’aller faire du soutien individualisé payant et ils n’ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit.


    Mais je pense que si on ne fait pas un pas, y compris pourquoi pas avec les nouvelles générations d’enseignants si les autres nous disent : ’ben non, droit acquis, on fait nos 17 heures de cours et on s’en va’».


    Donc, l’idée, toujours pareil, c’est que ce n’est pas juste. C’est ce que ne cessent de répéter les néocons pour justifier d’autres exactions, d’autres injustices, d’autres privations de liberté, d’autres nivellements par le bas - leur champion étant le ministre de l’Intérieur actuel.


    En disant, « c’est pas juste » et en assénant un bon vieux cliché populiste, on est sûr de gagner l’adhésion des gogos du café du commerce. Et ils sont nombreux, hélas. Et ils se bousculent pour la ramener quand il s'agit de l'école, même si quand ils y étaient, ils pensaient plus à jouer et à casser le boulot de l'instit qu'à regarder comment cela fonctionnait.


    Pour les retraites des fonctionnaires, les néocons ont expliqué : "c’est pas juste qu’ils partent à la retraite plus tôt que vous, les malheureux du privé, qui êtes obligés de faire 5-10 ans de plus pour une retraite de misère et sans garantie de l'emploi". Et les brimés du privés de dire : « Vous avez raison ! Alignez-les sur nos régimes de retraite, ces fainéants privilégiés».


    Ils auraient pu dire : « Bin, oui, c’est pas juste, on veut la même chose que dans le public ».
    Mais non ! Conditionnés par des mois, des années, de propagande anti-fonctionnaires et anti-services publics, ils ont laissé faire en ricanant que c’était bien fait, prenant cette régression sociale comme une victoire personnelle. Aujourd’hui, d’ailleurs, l’idée est de s’attaquer aux régimes spéciaux de retraite, toujours avec la méthode du « c’est pas juste ». «Démocrates» et «Républicains», tous d’accord.


    Et tous les services publics sont ainsi démantelés grâce au «c’est pas juste»


    Mais revenons aux propos de la Royal. Pas plus scandaleux que les autres, ni moins, simplement dans la ligne du démantèlement prévu par les libéraux de ce que son ministre de tutelle avait appelé avec mépris le « mammouth » (pourquoi n’est-ce pas l’armée ? mystère).


    Méthode infaillible

    D’abord, facile, dénigrer la profession : les profs feraient leur 17H (en fait, 18H, elle n’est pas restée assez longtemps à l’Educ Nat. pour apprendre ça?) et hop, ils se barreraient faire des heures sup’ dans le privé pour se remplir les poches. Adieu, cochons d’élèves.


    Si vous pensez qu’on a laissé, pendant des décennies, les profs tranquillement faire leurs 18 H hebdomadaires puis partir se promener, c’est que vous êtes mûr, vous aussi, pour accepter sans sourciller le démantèlement de l’Ecole républicaine.


    En effet, où voit-on que les fonctionnaires sont payés à ne rien faire, même s’il est de bon ton de le laisser croire?


    Les fonctionnaires ont un statut avec des droits et des devoirs. Nul n’est payé à ne rien faire : leurs horaires, leurs salaires et leurs tâches n’ont pas été calculés pour créer une caste de privilégiés (à part les hauts fonctionnaires, les pairs de ceux qui prennent les rênes du pouvoir à la sortie de l'ENA ou Sc PO).


    Et jusqu’à il y a peu, jusqu’à ce que les libéraux décident qu’il fallait casser tout cela coûte que coûte, nous pouvions être fiers de nos services publics. Et les services publics, QUI les faisait tourner ? Certainement pas les ministres éphémères, mis en place par calcul politique et non pas pour leurs compétences.


    C’est curieux comme les libéraux de tous bords s’attachent à vouloir «révolutionner» les services publics, alors que, par ailleurs, ils s’accordent à dire que nos institutions font l’admiration à l’étranger.
    C’est bizarre comme, pour nous persuader de voter OUI au référendum, les néocons du péhesse, Hollande en tête, juraient leurs grands dieux qu’ils ne laisseraient jamais (JA-MAIS!) démanteler les services publics.


    Mais tout est dénaturé progressivement, avec leur aval, voire à leur initiative. Voyez l’Hôpital qu’on vide progressivement de sa substance, la Recherche, à qui on coupe les vivres, la Poste, EDF, etc.


    La Royal propose une nouvelle offensive contre l’Ecole. Depuis que son collègue a commencé le travail de sape, l’Ecole a subi de nombreux coups de boutoirs : précarisation rampante des personnels, suppressions ou non-renouvellement de postes, suppressions d’options, suppressions d'horaires, réductions budgétaires, «socle commun» de la loi Fillon, etc.
    A cause de qui? les mêmes. Démocrates et Républicains, main dans la main et d'une seule voix: Traité de Nice, Conseil européen de Barcelone, TCE etc.


    Après l’ « ordre juste », après la suppression de la carte scolaire, après l'idée de promouvoir l'armée au rang de garde-chiourme en lieu et place d'adultes formés et compétents, voilà qu’elle veut que les profs restent dans les collèges 35H au lieu de "17"H. Tout cela pour éviter qu’ils n’aillent se faire des sous dans le privé au lieu de faire leur boulot et de faire du soutien gratuit pour leurs propres élèves.


    Evidemment, si on ne connaît pas le métier, on ne peut qu’en conclure qu’en effet, c’est un scandale ! Quoi, moi, je confie mes enfants à des fainéants vénaux alors que je me « saigne aux quatre veines » pour leur faire donner des cours particuliers?


    Eh oui, la théorie du « c’est pas juste ».


    Peu importe, d’abord, que les 18h des profs correspondent au temps qu’ils passent devant les classes (de 30-35 élèves, excusez du peu), et non pas à leur temps de travail effectif. Comme pour tous les fonctionnaires, tout a, pourtant, bien été calculé (statut, salaires) pour que l’Etat ne mette pas trop la main à la poche tout en ayant des serviteurs formés et zélés.


    Alors, pourquoi dire cela ? La Royal sait bien comment cela fonctionne, non? Justement, elle sait parfaitement où elle veut en venir.


    D’abord, avec la diminution très sensible des personnels d’encadrement, il se trouve qu’il y a de moins en moins d’adultes (surveillants, CPE, Conseillers- psychologues, infirmières, médecins scolaires, etc.) dans les établissements scolaires et que cela commence à se voir et à se faire sentir.
    Les élèves n’ont plus d’interlocuteurs, et pratiquement plus personne même pour les surveiller. Et ça fait désordre. Alors, on va faire rentrer des multicasquettes qu’on chargera de faire le boulot gratuitement à la place des personnels compétents. Et continuer à débarrasser ces derniers des établissements.


    Puisqu’ils sont là, les enseignants pourront bien aussi s’occuper à effectuer des tâches administratives, et puis remplacer les collègues absents, et aussi, éventuellement, faire du soutien. Donc, plus besoin d’embaucher du personnel : les forces seront là, à disposition.


    Et peu importe s’ils n’ont pas le temps nécessaire à accomplir leur vrai travail. De toute façon, cette zone non définie (au-delà des 18H de cours) est trop floue. Préparer les cours, corriger des devoirs, assister à des réunions (avec les parents, par ex) ou aux conseils de classe, recevoir les parents, se concerter, se documenter etc. Tout cela est nié, parce que non palpable et non chiffrable (sauf par les profs qui essaient vainement de démontrer aux autres le temps qu'ils passent à ces tâches, du lundi matin au dimanche soir). Alors, autant faire comme si c’était quantité négligeable. (Et les profs se mettront à leur travail en heures sup' non payées après leur 35H de "présence" au bahut).


    Tandis que 35H, c’est clair, ça parle à tout le monde. Et de 35, on peut passer à plus, non ? C’est quand même un minimum. Et si d’autres font 38-40 heures, pourquoi donc que les profs, eux, … ce n’est pas juste… On la sent déjà venir, l’étape 2. C’est vrai, ça pourquoi 35 seulement ?
    Et cela peut se décliner à l'infini. Une heure à ne "rien faire", assis dans la salle des profs, c'est moins pénible que ... et donc on pourrait compter 30 minutes par heure-à-rien-faire, non? Bin oui, sinon, ... "c'est pas juste!"


    Mais revenons au soutien, la panacée à l’échec scolaire. Il fait frétiller tout le monde: les parents, les chefs d’établissement et surtout, surtout, les boîtes privées, qui se remplissent les poches avec ça.


    Et la Royal le sait bien : si elle propose démagogiquement, de faire faire du soutien, elle aura l’adhésion de l’opinion publique, surtout si ça ne coûte pas un centime au contribuable (Quoi! on avait le potentiel et on ne l’utilisait pas? QUOI? les profs sont infoutus de s'intéresser à leurs propres élèves?).


    Ce qu’elle oublie de dire, c’est que le soutien, justement, c’est une vaste imposture. Pourquoi donc tant d’élèves ont-ils besoin de « soutien », pourquoi les boîtes à soutien s'ouvrent-elles partout?
    Ne serait-ce point parce que les programmes, suggérés par un quarteron de pédagos pédants bien installés au ministère - et revus à la baisse par les responsables politiques - sont incohérents?
    Ne serait-ce point que ces décideurs entraînent le service public dans une logique de "service minimum" (voir le "socle commun"), qui impose aux parents de payer pour l'éducation de leurs enfants (d'où la légitimisation de ces boîtes à soutien avec les réductions d'impôts) ?


    Ne serait-ce point un signe qu'ils livrent progressivement l'Education aux boîtes privées?


    Tout cela sournoisement, en laissant entendre à chaque coup de ciseau dans le tissu éducatif que ce sont les profs qui sont archaïques et qu'ils refusent toute "modernisation". Et le gogo, qui se souvient d'avoir connu un prof "archaïque et fainéant", de hocher la tête.


    Quant à la « justice », où est la justice quand, justement, seuls les parents «qui ont les moyens» et ceux qui paient des impôts ont droit à des aides pour le soutien scolaire, et que, donc, les pauvres, eux, n’y ont pas accès? Et ça, c'est juste? Peut-être pas, mais tout le monde s'en fout. Ce ne sont pas les pauvres qui viennent se plaindre. Ce sont les classes bourgeoises.



    QUI a décidé de cette mesure? Les profs ? Bien sûr que non : sans doute un de ces abrutis qui est venu expliquer une fois de plus que « c’est pas juste ».


    En conclusion, comment peut-on dire que notre système scolaire est un des meilleurs au monde et vouloir parallèlement que nous nous alignions sur celui de ceux qui ont failli?


    Derrière cette histoire de 35h et de « soutien gratuit » se cache encore et toujours la volonté des néolibéraux de casser le service public d’Education, de sacrifier l’Ecole publique à l’autel du dieu profit.


    En imposant aux enseignants des heures de veille dans les collèges, on pourra ainsi se passer de personnel compétent et spécialisé. Ce n’est PAS améliorer le système, donc, mais le saccager et, pour le coup, laisser les élèves pratiquement … sans soutien.

    Encore faut-il que cette fois-ci, les gogos comprennent que la Royal et les autres les prennent pour des cons. C’est pas gagné. Les préjugés ont la vie dure.

    L'idée, c'est de s'aligner sur les autres pays européens, tels la GB, où il n'y a dans l'école que profs et élèves (pas de surveillants, pas de CPE, pas de Co-psy, pas d'infirmiers, etc.). Si ce n'est pas grave, ce sont les profs qui gèrent et si c'est grave, c'est le Samu ou la police. Point barre.

    Cela supprime les formations spécifiques et, donc, fait faire des économies à l'Etat qui pourra redistribuer cet argent directement aux entreprises pour qu'ils gèrent ce qui est rentable. Le reste (les déficits)étant à la charge du contribuable, il faut absolument réduire les dépenses publiques).

    D'où l'idée du socle commun et de l'apprentissage précoce.

    Ecoles publiques: enseignement basique (lire, écrire, compter, savoir tapoter sur un clavier), puis si tu es pauvre, tu te cherches un patron, et si tu as les moyens, tu vas dans les boîtes privées pour poursuivre ton éducation (qui sera standardisée et bien politiquement correcte).

    La République se lave les mains du devenir de ses enfants, qu'elle livre au privé et à l'arbitraire. Adieu pour toujours Egalité, Liberté et Fraternité.

    Il n'y a qu'à voir l'enseignement des langues vivantes, qui malgré les beaux discours sur l'Europe et la nécessité d'apprendre des LV, a été amputé d'un quart de son horaire en collège et d'un tiers en lycée depuis le passage d'Allègre (PS...). QUI va profiter du manque de formation à l'Ecole publique?

    Quant à leur enseignement en primaire, contrairement aux discours triomphants (et mensongers) de Lang, c'est la gabegie totale.

    (D'ailleurs, si vous avez des témoignages là-dessus, merci de nous en faire part.).

    Quant aux élites, elles, se reproduiront, pas de souci. C'est là que l'argent circulera. Et s'il manque des têtes pensantes en France, on ira les chercher toutes formées à l'étranger. C'est déjà le cas aux US et c'est ce que veulent faire les libéraux en France avec leur immigration "choisie".

    (Le PS, l'avez-vous remarqué, ne s'est pas bousculé pour aller voter contre la loi S*ark*z*, et Ségo soi-même ne s'est pas déplacée. C'est bien qu'il n'y avait pas de consigne claire du parti, non? Certains y vont et d'autres pas. On ratisse et on protège ses arrières).


    Quant aux autres élèves, quel besoin auraient-ils d'avoir des cours de philo, de langues (anciennes ou vivantes) ou d'éco pour aller faire du travail précaire chez un patron ou dans une entreprise publique? Ca leur troublerait inutilement l'esprit, non?

    Quant aux profs, il n'auront en général pas besoin de tant de formation spécialisée, puisque les savoirs seront réduits à leur plus simple expression. Donc, pas besoin de préparer des cours et de faire des devoirs élaborés: un simple QCM peut être corrigé sur un coin de table. Et on peut ensuite passer à autre chose.

    C'est ce que ne comprennent pas en majorité les profs actuellement ,qui demandent naïvement des bureaux et des ordis dans les bahuts pour préparer leurs cours et corriger laurs copies: UN, ils devront faire avec ce qu'ils ont et DEUX, ils n'auront pas besoin de tout ce bastringue ...

    Quant à aller dans le privé, ils y seront contraints un jour ou l'autre, avec les salaires et les conditions qui vont avec, parce que c'est là qu'il y aura du travail.

    Alors, soit ça change, soit ça devient invivable pour la société tout entière.

    Et, ségo ou pas, on ne pourra pas compter sur les libéraux de ce pays pour changer un iota du programme concocté depuis des années (socialistes et conservateurs ensemble) par l'Europe des marchands.

    Sous couvert de "pédagogisme" et de modernisme, on sabre les fondements de l'Ecole en accusant les profs de vouloir conserver leurs privilèges.

    Quant à l'affaire de l'apprentissage de la lecture, elle est significative de l'attitude bornée et dangereuse de ce gouvernement. Imposer, jusqu'à en punir sévèrement les enseignants qui ne l'appliqueraient pas, une pratique pédagogique à l'exclusion de toute autre, c'est faire fi du terrain, c'est démolir volontairement ce qui a été construit par des années de pratique et d'expérience.

    C'est s'acharner, par sectarisme et idéologie malsaine, sur des enfants. C'est terrifiant.

    Ces enfants qui dérangent tant quand ce ne sont pas de chères petites têtes blondes, ces enfants qu'on vient cueillir jusque dans les écoles et qu'on traque sans relâche.

    A bon entendeur...

    Posté par molière, 11 décembre 2006 à 11:38 | | Répondre
  • "35h00" : Ne pas se tromper de problématique

    Dans cette affaire, ce qui est consternant, c'est de voir des professeurs répondre en terme de temps de travail. "Merci Mme Royal, je fais beaucoup plus que 35h00, etc."

    Là n'est pas vraiment la question. Un professeur est un cadre, il est dans l'ordre des choses qu'il fasse beaucoup plus que 35h00.

    Le vraie problématique à soulever est celle de la liberté de s'organiser, du respect des compétence et du niveau.

    La vraie problématique, c'est qu'un professeur n'est pas un subalterne mais un expert de sa discipline, plus apte qu'un chef de bureau à décider de son organisation et de son emploi du temps. Un professeur est un cadre, pas un exécutant-pédagogue.

    A cela s'ajoute, comme le fait remarquer avec beaucoup de bon sens un intervenant, que si tout le monde a les mêmes horaires du lundi au vendredi, on finira par ne plus rien pouvoir faire du tout dans ce pays. On passera son temps à demander des dérogations et des demi-journées pour faire réparer sa voiture ou aller dans une bibliothèque.

    Posté par Rémi Michel, 11 décembre 2006 à 13:13 | | Répondre
  • Catégorie A

    Très juste Rémi Michel !

    La vraie problématique est le statut que l'on reconnaît aux enseignants. Dans la classification officielle, les enseignants sont considérés comme des fonctionnaires de la catégorie A, soit la catégorie des cadres de la fonction publique.

    Ancienne ingénieure (et donc cadre du privé), je me rappelle qu'on y définissait les cadres comme des salariés ayant une mission à accomplir et non des horaires à effectuer.

    Il est dès lors logique d'une certaine façon que nous fassions plus de 35 heures, tout comme il est normal que le choix des méthodes pédagogiques, la responsabilité d'un groupe d'élèves pendant le temps de classe et donc l'organisation du temps de travail soient de notre ressort.

    La question est donc maintenant celle-ci : faut-il ou non conserver aux enseignants le statut de cadres du service public ?

    Ségolène Royal déclare vouloir valoriser le statut des enseignants...

    Même si elle n'est pas à l'origine de la diffusion de cette vidéo, la polémique au sujet des 35 heures des professeurs ne fait en tout cas que ternir davantage encore notre image auprès des Français.

    Posté par Hermine, 12 décembre 2006 à 16:35 | | Répondre
  • EXASPEREE

    chère Ségolène,

    Professeur depuis une vingtaine d'année,et aujourd'hui professeur tuteur,je vous informe que je n'ai jamais enseigné dans le privé,depuis mon entrée dans l'éducation nationale.Mes semaines sont plus proches des 50 h de travail que des 35 h... Proposer de nous faire rester 35 h dans l'établissement c'est soit préparer une baisse qualitative de notre enseignement soit avouer un mépris total à l'égard du travail intellectuel sur lequel se fonde l'acte même d'enseigner.La démocratie suppose une connaissance éclairée des questions que l'on aborde et des problèmes que l'on traite.Cette proposition ne me laisse rien augurer de bon pour la suite d'une éventuelle présidence.Contrairement à ce que beaucoup vous diront,mon propos ne reflète pas un mouvement d'humeur corporatiste. Au contraire,il caresse l'ambition de vous ramener à l'essence même de la démocratie.

    Un professeur de Lettres déçu...

    Posté par calimero, 12 décembre 2006 à 18:48 | | Répondre
  • contradictions

    Beaucoup de contradictions dans le message de "Molière"

    Un exemple :

    "Sous couvert de "pédagogisme" et de modernisme, on sabre les fondements de l'Ecole en accusant les profs de vouloir conserver leurs privilèges."

    "Quant à l'affaire de l'apprentissage de la lecture, elle est significative de l'attitude bornée et dangereuse de ce gouvernement. Imposer, jusqu'à en punir sévèrement les enseignants qui ne l'appliqueraient pas, une pratique pédagogique à l'exclusion de toute autre, c'est faire fi du terrain, c'est démolir volontairement ce qui a été construit par des années de pratique et d'expérience. "

    C'est justement au nom de la lutte conter ce que certains appellent le pédagogisme que Robien poussés par des profs ultraconservateurs a imposé UNE méthode et - comme vous l'écrivez à juste titre- démoli des années de pratiques, d'expérience ... et de recherche pédagogique.

    Posté par Lofi, 13 décembre 2006 à 10:48 | | Répondre
  • S'attaquer au fond ou à la forme?

    Je ne sais si mon premier commentaire a été enregistré. Je le renouvelle. A la lecture des nombreuses propositions ou analyses concernant l'Ecole, j'en retiens deux :
    - le rattachement des 6e/4e au Primaire,
    - l'analyse du rapport d'Alain Bentolila que ce dernier a remis à M. Derobien.
    Il sera difficle de faire disparaître le Collège.
    Si ce niveau reste le "maillon faible", c'est parce qu'il est à la confluence de l'échec déjà patent du Primaire, échec que les enseignants du Collège ne peuvent remédier, particulièrement en Français-intellectuel, langue instrumentale et conceptuelle,fondamentale, qui fédère et soutend toutes les autres disciplines (cf. maths !).
    J'ai lu le Rapport Bentolila, il est intéressant,
    mais comme je le lui ai dit personnellement, il n'explique pas pourquoi l'enseignement de la Grammaire échoue. Enseigner une langue -- qui plus est intellectuelle -- c'est "apprendre à faire des phrases". Or, l'enseignement actuel est émietté, parcellisé, bref : paradigmatique; alors qu'il devrait être syntagmatique, comme le révèlent les travaux de Pierre Le Goffic(Paris 3)dans sa "Grammaire de la phrase française". C'est
    nouveau. Il faut en finir avec la vision simpliste et réductrice que présentent tous les manuels de Français, à savoir qu'il y a 3 ou 4 types de phrases (affirmative-négative-interroga-tive-nominale...). Il existe une typologie de phrases, etc... Il serait trop long ici pour en exposer la teneur. L'excès de Littérature (dès le CE2) renforce l'handicap syntaxique. La Littérature est un Art et elle entre trop tôt dans l'apprentissage du Français. Il faut partir du "vécu" réel des enfants, du journalisme, des
    documents informatifs pour "fabriquer des phrases" et du texte avec les élèves. La Littérature ne sera introduite que progressive-ment. CE N'EST PAS EN CROYANT FAIRE AIMER LE "BEAU" PAR L'ART LITTERAIRE QUE LES ENFANTS VONT AIMER LE FRANCAIS. C'est comme si l'on voudrait qu'un apprenti-peintre peigne ou imite un tableau alors qu'il ne sait pas tenir un pinceau ni manier les couleurs! Mais là je sais que je m'attaque ici à un dogme, à une religion bien française : le mythe littéraire ! MERCI

    Posté par Déglas Hector, 28 décembre 2006 à 12:05 | | Répondre
  • Lycéenne en colère

    J'ai lu très attentivement (et longtemps écouter lors des débats télévisuelleles) les diverses positions des hommes et Femmes politiques pour "une réforme de l'éducation nationale".Etant socialiste (sans pour autant adhérer pour l'instant au parti) depuis mon intérêt pour la politique je trouve offusquant que la volonté de Ségolène Royal d'instaurer des heures de soutien scolaire par les professeurs soit jugée avec tant de réticence.
    Pour cause le principal maux de l'éducation nationale.Si l'école française est en crise aujourd'hui c'est bien pour ça car même si la plus grande volonté des français est de faire de longues études ils n'en ont plus les moyens.Dans mon cas qui est toujours souhaitée faire des études de médecine.étant en Terminale S je suis dans l'obligation de me remettre en question.
    En effet, mon père qui a travaillé toute sa vie est auourd'hui à la retraite mais je n'est pourtant jamais eu de bourse et les tarifs pour les cours particuliers varient de 20 à 40 euros de l'heure. Par ailleurs, lorsque l'on voit les frais demandés pour intégrer des écoles préparatoires au diplôme de 1ère année de médecine (3000 euros) je suis outrées.Ces deux exemples montrent bien l'inégalité pour l'accès aux études secondaires mais surtout supérieures. Tout cela pour dire que la classe myenne est encore une fois oubliée dans le débat politique de 2007 et que suite à cela de nombreuses familles et de nombreux étudiants sont dans l'obligation de s'endetter à coups de crédits afin de réaliser leurs rêves.Mais aujourd'hui le seul problème est pourtant de savoir si les professeurs pourront concéder des heures payées pour donner un avenir aux enfants de la République.
    Pour changer l"éducation nationale" il faut donc donner la même chance à chaque élèves de la République car nombreux d'entre nous mettrons notre bulletin dans l'urne cetta année et sommes déja l'avenir de la France.Si "Désirs d'Avenir" il y a.

    Posté par mykheira, 04 janvier 2007 à 21:32 | | Répondre
  • Une école devenue injuste

    Elle a raison la jeune lycéenne qui se révolte. Elle a raison de trouver que les frais d'inscriptions sont trop chers, même si la comparaison est toujours faite avec les USA : elle ne justifie pas les frais en France.D'ailleurs bien des étudiants américains s'endettent pour plus de 10 ans à rembourser leurs études.
    Elle a raison de dire que les classes moyennes n'ont aucune aide : pas de bourses, dès que les revenus sont suffisants, mais deux enfants suivant en même temps des études loin du domicile familial "mangent" souvent un salaire moyen. Il est aussi anormal que les cours privés dans les systémes genre Acadomia donnent droit à des réductions d'impôt.
    La gratuité de l'école est un principe inscrit dans les lois de la République, une lente dérive s'est faite qui aboutit a créer de fortes injustices.
    Il a existé dans les écoles des systèmes simples qui permettaient ce qu'on appelle aujourd'hui "le soutien scolaire". Les études obligatoires, surveillées par des éétudiants aptes à aider, à donner des cadres, à surveiller le travail, a faire réciter les leçons et à les contrôler. Mais les surveillants aujourd'hui n'ont plus ce rôle. Que font-ils d'ailleurs ? Pourquoi n'y a-il plus d'étudiants-surveillants en nombre suffisant ? Pour ceux qui ensuite voulait se lancer dans l'enseignement ce rôle permettait d'affronter la ralité d'un lycée ou d'un collège, une sorte de test grandeur nature.
    Il y avait aussi le système des IPES (à l'université), concours qui assurait à l'Etat des enseignants pour 10 ans après leurs études et donnaient un revenu à l'étudiant, le temps d'études sans échec. Ce n'est pas un retour sur le passé juste des recettes peu coûteuses, efficaces, qui rendaient l'école plus juste et ne mettait pas systématiquement hors des voies "nobles" les jeunes appartenant aux classe modestes.
    L'école doit être au service de l'intelligence et du travail des élèves, pas de leurs moyens financiers.

    Posté par Manlene, 05 janvier 2007 à 23:51 | | Répondre
  • Elle a raison de se révolter...

    Bien sûr, notre lycéenne a raison de se révolter. Doctorant, donc étudiant, je partage ses préoccupations et suis d'ailleurs resté fidèle au syndicalisme étudiant.

    Mais je vais aussi lui donner une autre raison de se révolter.

    Sur "Désir d'avenir", le site de la Royal, j'ai pu lire une intervention manifestant le souhait d'avoir les professeurs présents jusqu'à 17h30 dans le... LYCEE !!!

    Pourquoi ? Pour garder son fils de 16 ANS de manière à ce qu'il ne rentre pas faire des bêtise quand il n'a pas cours !! oui, 16 ANS !!! J'espère que notre demoiselle va trouver cela insultant.

    A 16 ans, mon père pouvait partir en vacances et me confier le téléphone pour répondre aux clients, la confection des colis, la réalisation des factures. Quand un prof était absent, j'avais ma clé et je rentrais, personne ne faisait d'histoires, même à 12 ans !

    Cela traduit le niveau de l'éducation aujourd'hui. Certains sont encore au lycée à 19 ans, et il faudrait leur faire de la garderie comme des mioches. C'est PITOYABLE, LAMENTABLE.

    Le prof est sommé de s'adapter à cette nouvelle donne. De mon temps - pas si vieilles les années 1990 - un prof, était encore considéré comme un homme cultivé, lisant constamment, publiant même. Mais aujourd'hui, ce que l'on regarde comme une masse oisive, les profs, a mieux à faire : aider les parents à mettre des couches à leurs sales gosses de 18 ans, et éviter qu'ils ne rentrent tout casser à la maison avant 17h30. Voilà pourquoi on veut leur imposer des heures de présence!!!

    Quand j'étais lycéen, cette façon d'être traités en gosses aurait révolté et enflammé les lycéens. L'UNEF, il y a peu, représentait d'ailleurs les étudiants en couches-culottes sur ces affiches pour stigmatiser cette infâme mentalité.

    Voilà où en est le Parti Socialiste. Je vous dissuade franchement d'y rentrer. Le PS nous a roulé au moins 5 ou 6 fois dans la farine, et le prochain coup ce sera encore pire. S'ils avaient changé la vie ça se saurait !

    Du parti socialiste se sont enfuis les dégoûtés de la politique... qui y reste ? Les dégoûtants de la politique !!! Les idiots ! Les niais !! Les hystériques qui hurlent comme à la Starac pour acclamer Ségolène relookée par son conseiller en communication !

    A 17 ans, on a mieux à faire que de perdre son temps avec cette masse de débiles.

    Posté par Rodolphe DUMOUCH, 06 janvier 2007 à 08:16 | | Répondre
  • L’école en question !

    Je suis enseignant et j'ai eu la chance de pratiquer à l'étranger des organisations éducatives différentes des nôtres.
    Mes plus belles années ont été celles que j'ai passées en école internationale, où chaque prof devait être présent pendant l'ouverture de l'école, 8h à 17h (avec 18h de cours effectif)...
    "Comment ça, tu as accepté de te faire exploiter, tu as accepter ça ?"... et oui, et avec d'autant plus de plaisir, que l'organisation des conditions de travail, l'organisation des équipes éducatives et les rémunérations suivaient : jamais fini après 17h, jamais ramené du travail à la maison, rapport différent avec les collègues et élèves présents eux aussi dans l'établissement... un rêve...
    Mais pour critiquer, seulement faut-il un petit peu avoir voyagé, essayé d'autres systèmes, d'autres organisations, sortir du moule corporatiste étriqué dans lequel nous sommes enfermé depuis 30 ans... sans déjouer les problèmes et l'échec scolaire de masse.

    Posté par coucou06, 13 janvier 2007 à 15:52 | | Répondre
  • Prof… et pour la remise à plat du système scolaire !

    Bonjour,
    Je me demande moi aussi (prof en collège et lycée), si les gens connaissent bien la situation des enseignants et les conditions de travail au sein des établissements.... effectivement, comme pour les autres sujets qui ont fait polémiques il y a trois attitudes : fermer les yeux et aller droit dans le mur en continuant de dire que tout va bien.... Utiliser les routines et rustines déjà tenter depuis 30 ans sans succès... Où avoir le courage de remettre à plat un système qui est déjà à plat ventre tellement il croule sous tous les problèmes : personnellement, et comme pour les autres questions je suis pour la 3ème solution (l'espoir a du bon, puisqu'il fait naître le mouvement et l'optimisme)
    Salutations

    Posté par salsa06, 13 janvier 2007 à 15:53 | | Répondre
  • Prof… et pour la remise à plat du système scolaire !

    Bonjour,
    Je me demande moi aussi (prof en collège et lycée), si les gens connaissent bien la situation des enseignants et les conditions de travail au sein des établissements.... effectivement, comme pour les autres sujets qui ont fait polémiques il y a trois attitudes : fermer les yeux et aller droit dans le mur en continuant de dire que tout va bien.... Utiliser les routines et rustines déjà tenter depuis 30 ans sans succès... Où avoir le courage de remettre à plat un système qui est déjà à plat ventre tellement il croule sous tous les problèmes : personnellement, et comme pour les autres questions je suis pour la 3ème solution (l'espoir a du bon, puisqu'il fait naître le mouvement et l'optimisme)
    Salutations

    Posté par salsa06, 13 janvier 2007 à 15:56 | | Répondre
  • Le rêve du médiocre et du raté.

    "jamais fini après 17h, jamais ramené du travail à la maison".

    Comme ça on est tranquille pour regarder la télé et s'abrutir devant la star'ac. Le rêve parfait du faux prof rond-de-cuir qui a perdu tout appétit intellectuel, qui n'ouvre plus un bouquin depuis dix ans, pour qui le métier d'enseignant n'est plus un métier de scientifique, d'intellectuel, mais un vague rôle de pédagogue de bas étage, d'animateur subalterne.

    Cette conception du métier me dégoûte profondément, elle me fait gerber. Surtout dans ma discipline (sciences naturelles), puisqu'il est indispensable de sortir travailler l'étude des végétaux, de la géologie, ce qui est impossible en vivant enfermé comme un cafard dégénéré dans un bureau.

    Cette conception de l'enseignement est toujours véhiculée par des bobos, des pédants, qui se revendiquent une pseudo "ouverture au monde", se limitant en fait à l'admiration béate des modèles anglo-saxons.

    La Pologne, la Russie, d'autres pays encore, qui ne sont pas résolus à tranformer leur école en fabrique de crétin, en camp d'idéologisation de profs contraints à la rééducation et à l'autosurveillance par le """travail en équipe"""", les enseignants restent libres d'organiser librement leur travail : 16h00 de cours par exemple en Pologne ; mais des profs qui en un an auront lu autant que les bouffons de l'IUFM dans toute leur vie.

    Votre projet, celui véhiculé par des ratés comme Meirieu, par des démagogues comme S. Royal, doit être balayé. Mais il faut surtout en détruire les racines : celles de cette société où la "communication" remplace le savoir, celle de la pub, des logos barbouillés en 2 minutes vendus 70000 euros (voir SNCF), celle où tout le monde veut être commercial plutôt que de s'échiner à étudier les sciences, à concevoir et produire plutôt que de vendre.

    Posté par Rodolphe DUMOUCH, 13 janvier 2007 à 20:17 | | Répondre
  • Le rêve du médiocre et du raté.

    "jamais fini après 17h, jamais ramené du travail à la maison".

    Comme ça on est tranquille pour regarder la télé et s'abrutir devant la star'ac. Le rêve parfait du faux prof rond-de-cuir qui a perdu tout appétit intellectuel, qui n'ouvre plus un bouquin depuis dix ans, pour qui le métier d'enseignant n'est plus un métier de scientifique, d'intellectuel, mais un vague rôle de pédagogue de bas étage, d'animateur subalterne.

    Cette conception du métier me dégoûte profondément, elle me fait gerber. Surtout dans ma discipline (sciences naturelles), puisqu'il est indispensable de sortir travailler l'étude des végétaux, de la géologie, ce qui est impossible en vivant enfermé comme un cafard dégénéré dans un bureau.

    Cette conception de l'enseignement est toujours véhiculée par des bobos, des pédants, qui se revendiquent une pseudo "ouverture au monde", se limitant en fait à l'admiration béate des modèles anglo-saxons.

    La Pologne, la Russie, d'autres pays encore, qui ne sont pas résolus à tranformer leur école en fabrique de crétin, en camp d'idéologisation de profs contraints à la rééducation et à l'autosurveillance par le """travail en équipe"""", les enseignants restent libres d'organiser librement leur travail : 16h00 de cours par exemple en Pologne ; mais des profs qui en un an auront lu autant que les bouffons de l'IUFM dans toute leur vie.

    Votre projet, celui véhiculé par des ratés comme Meirieu, par des démagogues comme S. Royal, doit être balayé. Mais il faut surtout en détruire les racines : celles de cette société où la "communication" remplace le savoir, celle de la pub, des logos barbouillés en 2 minutes vendus 70000 euros (voir SNCF), celle où tout le monde veut être commercial plutôt que de s'échiner à étudier les sciences, à concevoir et produire plutôt que de vendre.

    Posté par Rodolphe DUMOUCH, 13 janvier 2007 à 22:09 | | Répondre
  • Du calme.... ta haine et ta grossiéreté sont à l'image de ton conservatisme....

    Tu n'argumentes pas rodolphe, tu éructes et tu insultes.... Calme ta haine.... et saches qu'après 17h, en dehors de l'école, il n'y a pas que la télè et la star'ac.... il y a la vie .... les loisirs, la lecture, les activités physiques, la famille,la politique, les associations, les amis....
    bon courage

    Posté par salsa06, 14 janvier 2007 à 20:53 | | Répondre
  • d'accord avec salsa06

    Effectivement, j'ai moi-même enseigné dans ce type de structure individualisée pendant 5 ans en école internationale à l'étranger.
    Nous fonctionnions en groupe-classe et non en classes mélangées ou en classes de niveaux : un groupe classe de 150 élèves accompagné de leurs enseignants.... mais les élèves n'étaient pas affectés dans une classe pour l'année (6 classes)..... ils étaient constitués en groupe-classe : ce qui veut dire qu'un élève pouvait être en groupe-classe en anglais avec le "niveau avancé", en mathématiques avec le groupe-classe "niveau intermédiaire" et encore en EPS avec le groupe-classe "niveau débutant"... et inversement pour un autre.... Avec des passerelles trimestrielles pour évoluer d'un niveau à l'autre selon les progrès et efforts consentis.
    Pour les enseignants cela impliquait un alignement des emplois du temps sur la journée; cela n'était pas un problème puisque tous devions être présents pendant les heures d'ouverture de l'école du collège/lycée (8h30 à 16h30).
    Bureaux et ordinateurs personnels, ainsi que salle de réunion quotidienne : disciplinaire, par classe d'âge, par niveaux ou d'école.... selon les jours de la semaine...

    « Et bien, pour un prof français, accepter de rester toute la journée à l'école ».... « tu as accepté ça !!!! esclave va, etc .... ».... et oui, et le pire, c'est qu'après 3 mois d'adaptation, j'ai adoré ça... finalement, j'étais gagnant sur tous les plans.... les élèves aussi.... et les parents aussi....
    Meilleures connaissances des dossiers, des problèmes, des collègues, des élèves.... présence permettant les moments d'échanges avec les collègues, l'ensemble de l'équipe, bureau ouvert aux élèves, parents pouvant venir nous rencontrer dans un rapport plus saint et libre.... etc....

    De retour en France après 5 ans de système alternatif dans notre merveilleux système "qu'on est les meilleurs du monde".... et : souffrances.... avec les élèves ingérables dans des classes trop hétérogènes.... des collègues souvent aigris et jamais disponibles.... une administration contre nous et qui se défie de notre travail.... Une absence généralisée de reconnaissance de notre travail et nos initiatives.... Un découragement incessant de nos motivations à prendre des responsabilités et des risques pédagogiques novateurs...
    J’ajouterais à ce tableau, un salaire misérable (à l’école internationale j’étais payé 2,5 fois plus) qui encourage toute nouvelle vocation à enseigner avec passion à se détourner le plus rapidement possible de l’enseignement pour des carrières professionnelles plus reconnues et valorisées.

    Je me demande (prof en collège et lycée), si les gens connaissent bien la situation des enseignants et les conditions de travail au sein des établissements. Qui pousse de plus en plus de jeunes enseignants motivés à démissionner puisque leurs espérances sont battues en brèches quotidiennement... effectivement, comme pour les autres sujets qui ont fait polémiques il y a trois attitudes : fermer les yeux et aller droit dans le mur en continuant de dire que tout va bien.... Utiliser les routines et rustines déjà tentées depuis 30 ans sans succès... Ou, avoir le courage de remettre à plat un système (temps de travail, conditions de travail, rémunérations, responsabilités ; organisation des classes et des groupements….), qui est déjà à plat ventre tellement il croule sous tous les problèmes : personnellement, et comme pour les autres questions je suis pour la 3ème solution (l'espoir a du bon, puisqu'il fait naître le mouvement et l'optimisme).

    Salutations

    Posté par coucou, 14 janvier 2007 à 20:55 | | Répondre
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